Pour beaucoup de plongeurs confirmés, la Guadeloupe se résume, à tort, à la seule Réserve Cousteau. C'est oublier que les eaux de l'archipel abritent plusieurs épaves remarquables, sabordées volontairement pour créer des récifs artificiels, et devenues aujourd'hui des spots de plongée à part entière.
Ce guide vous présente les principales épaves accessibles en plongée épave Guadeloupe : le célèbre Franjack, l'Augustin Fresnel II, le Gustavia, ainsi que d'autres sites moins connus mais tout aussi intéressants. Profondeurs, niveaux requis, ce qu'on y voit, conditions d'accès : tout ce qu'un plongeur en quête d'expériences fortes doit savoir avant de réserver.
Contrairement à certaines destinations où les épaves résultent de naufrages accidentels, souvent peu accessibles, profondes ou dangereuses, la plupart des épaves de Guadeloupe ont été sabordées volontairement, dans les années 1990 et 2000, à l'initiative des clubs locaux et avec l'accord des autorités maritimes.
L'objectif : créer des récifs artificiels pour favoriser la biodiversité, soulager la pression sur les sites coralliens naturels, et offrir aux plongeurs confirmés des spots techniques sans danger excessif. Résultat : des épaves parfaitement positionnées, à des profondeurs accessibles (entre 25 et 45 mètres pour la majorité), nettoyées de tout polluant avant immersion, et désormais colonisées par une faune dense.
Côté Grande-Terre essentiellement, autour de Saint-François et de Port-Louis. La côte ouest de Basse-Terre (Réserve Cousteau) n'a pas d'épaves majeures, ce n'est pas son créneau. Les deux offres sont complémentaires.
Si vous ne deviez plonger qu'une seule épave en Guadeloupe, ce serait celle-là.
Le Franjack était un caboteur en acier de 47 mètres de long, construit dans les années 1950 et utilisé pendant des décennies pour le transport de marchandises entre les îles des Petites Antilles. Hors service à la fin des années 1990, il a été sabordé en 1996 au large de Sainte-Anne, dans des fonds sableux, pour devenir le premier grand récif artificiel de la zone.
Trente ans plus tard, le bateau est intégralement intact, couché sur sa quille, et entièrement recouvert d'éponges, de coraux mous et de gorgones.
Le Franjack est l'épave la plus accessible de Guadeloupe : la profondeur modérée la rend praticable aux plongeurs encore peu expérimentés, sans pour autant la rendre moins spectaculaire. La majorité des clubs de Sainte-Anne et Saint-François l'incluent dans leur programme.
La densité de vie sur l'épave est impressionnante :
Pour les amateurs de macro, les éponges-barriques abritent crevettes nettoyeuses, gobies et autres petites espèces qui demandent un œil attentif.
Moins connu que le Franjack mais tout aussi remarquable, l'Augustin Fresnel II est un ancien baliseur des phares et balises de Guadeloupe, sabordé au large de Saint-François en 2003.
L'épave repose droit sur sa quille, ce qui facilite l'exploration. Sa structure relativement ouverte permet une approche en "penetration light" : entrée et sortie rapides dans les salles principales (timonerie, salle des machines) sans risque excessif, à condition d'avoir une formation Wreck Diver ou un encadrement adapté.
La colonisation y est plus récente qu'au Franjack mais déjà avancée : éponges-tubes mauves, coraux mous, et une faune permanente de poissons-cardinaux qui peuplent l'intérieur en escadrons compacts.
Le Gustavia est une vedette de 24 mètres sabordée au large de Saint-François en 2007. Plus petit que le Franjack, il repose à 28 mètres de fond, et constitue une bonne deuxième plongée après une matinée passée sur le Franjack ou l'Augustin Fresnel.
Citons également :
Au total, un plongeur ayant une dizaine de jours à consacrer à la Guadeloupe peut visiter 5 à 7 épaves différentes, un programme rare aux Petites Antilles.
La plongée sur épave demande des compétences spécifiques qui vont au-delà du simple niveau de plongée. Les certifications délivrées par la FFESSM ou les équivalents PADI sont la base, mais l'expérience pratique compte tout autant.
Une mauvaise flottabilité dans une épave, c'est le risque de toucher des structures (et de se blesser, ou de briser ce qui peut l'être) et surtout de soulever des sédiments qui ruinent la visibilité en quelques secondes. Si vous êtes encore en phase d'apprentissage de votre flottabilité, attendez quelques plongées supplémentaires avant d'aborder les épaves.
La profondeur consomme plus d'air, et l'excitation de la visite d'une épave en consomme encore plus. Surveillez votre manomètre en continu et respectez la règle des tiers : un tiers pour l'aller, un tiers pour le retour, un tiers de réserve.
L'entrée à l'intérieur d'une épave (pénétration) ne se fait jamais en autonomie sans formation spécifique. Beaucoup de clubs proposent une exploration externe (qui suffit largement à profiter du site) et limitent la pénétration aux salles facilement accessibles, avec sortie visible. Pour aller plus loin, il faut une certification Wreck Diver PADI ou équivalent.
Comme partout en Guadeloupe, le prélèvement (corail, coquillage, faune morte, objet de l'épave) est strictement interdit. Les épaves sont des écosystèmes protégés au même titre que les récifs naturels.
Les épaves se plongent uniquement en bateau. La quasi-totalité des sorties part de Saint-François ou de Sainte-Anne, plus rarement de Port-Louis pour le Mavis.
Comptez :
Quelques clubs proposent également des forfaits semaine spécial épaves (5 à 8 plongées sur épaves différentes en 5 jours), une bonne option si c'est votre principale motivation pour venir en Guadeloupe.
Pour ceux qui découvrent la plongée en Guadeloupe et veulent une vue d'ensemble, consultez notre guide complet de la Réserve Cousteau, qui couvre l'autre grand pilier de la plongée locale, et notre page Plongée en Guadeloupe qui recense l'ensemble des expériences proposées avec nos prestataires partenaires.
Tous les clubs ne plongent pas les épaves avec la même rigueur. Certains envoient des palanquées surchargées avec un encadrement minimal, d'autres prennent le temps d'un briefing détaillé sur la configuration de l'épave, les zones à risque, le plan de plongée précis.
Notre recommandation : réservez auprès d'un club spécialisé en plongée technique, qui pratique l'épave régulièrement, et qui adapte ses palanquées au niveau réel (pas seulement la carte). Pour le Franjack, c'est tenable avec n'importe quel club sérieux. Pour l'Augustin Fresnel ou des plongées avec pénétration, soyez plus exigeant.
Karibinn travaille depuis plus de 20 ans avec des clubs partenaires expérimentés en plongée épave Guadeloupe. Si vous voulez construire un programme spécifique sur les épaves, nous pouvons vous orienter directement vers les bons interlocuteurs.
Envie de plonger les épaves de Guadeloupe avec nos partenaires de confiance ?
Découvrez notre sélection d'expériences plongéeUne question, un projet sur mesure ? Contactez-nous, nous vous répondons sous 48 h.
Article rédigé par l'équipe Karibinn, agence de voyages locale en Guadeloupe depuis plus de 20 ans. Dernière mise à jour : mai 2026.
Chez Karibinn, notre mission est de vous faire découvrir les trésors cachés des Antilles. Ce blog est conçu pour partager avec vous nos meilleures astuces, idées de voyage, et inspirations pour que votre séjour soit unique et inoubliable. Nous vous offrons des conseils pratiques, des récits d’aventures, et des guides pour explorer les îles de manière authentique.
« Prêt pour une immersion authentique en Guadeloupe ?
Contactez nos experts et laissez-nous concevoir le voyage qui vous ressemble. »